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La biomasse au cœur de la transition énergétique

8 septembre 2014

colloquebiomasse2014

La filière bioéthanol participait cette année au colloque national Biomasse intitulé “Bioénergies, des filières stratégiques au cœur de la transition énergétique”, organisé début juillet par le Syndicat des Energies Renouvelables et France Biomasse Energie. L’occasion, lors des deux tables rondes consacrées aux biocarburants, de rappeler la place des biocarburants de première génération et la nécessité de poursuivre la dynamique engagée avec les biocarburants de deuxième génération.

 

Le Syndicat des Energies Renouvelables et France Biomasse Energie ont consacré les 1er et 2 juillet derniers, deux journées entières de débats et d’échanges aux bioénergies et à la biomasse. Première énergie renouvelable du mix énergétique français, la biomasse (*) permet de lutter contre les effets du changement climatique, de réduire la dépendance aux matières premières fossiles et de favoriser l’émergence de nouvelles énergies renouvelables parmi lesquels figurent en bonne place les biocarburants, eux-mêmes issus d’une matière première renouvelable.

 

Inauguré par Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, et clôturé par Stéphane le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, le colloque Biomasse réunissait pouvoirs publics, industriels, chercheurs, pétroliers, distributeurs. Il a notamment permis de resituer la place des biocarburants dans le paysage énergétique européen et mondial d’aujourd’hui et de demain.

 

En introduction, Christian Perthuis, professeur à l’université de Paris-Dauphine et fondateur de la Chaire Economie du climat, a tenu à rappeler que c’est bien le trop-plein et non le manque de carbone que nous devrons apprendre à gérer ». Selon lui, c’est à partir de ce constat que devra être engagée la transition écologique fondée sur de nouvelles valeurs articulées autour du « capital vert. »

 

La première table ronde – consacrée au développement des biocarburants en France et dans le monde – a précisé que notre pays demeure le quatrième producteur mondial de biocarburants derrière les Etats-Unis, le Brésil et l’Allemagne. Elle a également rappelé les enjeux de la construction de la filière française des biocarburants avec deux milliards d’euros d’investissements réalisés ces dernières années, la création de 30 000 emplois, l’importance des coproduits pour l’alimentation animale (tourteaux et drèches) et la contribution positive à la balance des exportations.

 

«  Notre objectif est de produire des biocarburants performants qui apportent des avantages en matière d’environnement maus aussi de disponibilité alimentaire notamment avec les co-produits » – Sylvain Demoures, Secrétaire Général, Syndicat National des Producteurs d’Alcool Agricole (SNPAA).

 

La seconde table ronde – consacrée aux perspectives de moyen et long terme – a précisé la nécessaire continuité entre la production des biocarburants de première et seconde génération – déjà engagée par les filières bioéthanol et biodiesel – et la poursuite de cette dynamique. Il faudra continuer de toujours mieux mobilliser et valoriser les ressources renouvelables et développer des systèmes de production de la bioénergie en fonction des objectifs poursuivis qui demeureront identiques d’ici à 2050 : indépendance énergétique, sécurité d’approvisonnement, réduction des gaz à effet de serre… Ces engagements sont au cœur de la réussite de la transition énergétique et de « la croissance verte qu’elle ambitionne de créer », a conclu Stéphane Le Foll.

 

« Acteurs de la première génération de biocarburants depuis l’origine et partie prenante de la seconde génération au travers du projet Futurol, nous pensons qu’il y a complémentarité et non concurrence entre l’alimentaire et l’énergie et ce, dès la première génération » – Nicolas Rialland Responsable éthanol et bioénergies, Confédération générale des Planteurs de Betteraves (CGB).

 

Enfin, s’il ne fallait garder que deux chiffres de ces journées, ce serait certainement celui de 1 %, soit la surface des terres agricoles consacrée aux biocarburants dans le monde et celui de 35 % correspondant au montant du gaspillage alimentaire, chiffres communiqués par Sylvie Alexandre, membre du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (sources FAO et Banque Mondiale).

 

(*) La biomasse est une matière organique (bois, paille…) constituant une source d’énergie renouvelable. Elle peut être brûlée pour produire de la chaleur (cheminée, chaudière à bois, cuisine) ou de l’électricité. Elle peut fournir de l’énergie du biogaz ou des biocarburants pour les véhicules.  

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