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6 bonnes raisons pour rouler au bioéthanol en vacances (et le reste de l’année !)

18 juillet 2014

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Pour les carburants comme pour d’autres biens de consommation, le consommateur est confronté à une offre multiple, donc à des choix. Si les arbitrages se fondent sur des critères pratiques et économiques, ils peuvent aussi faire appel à des convictions citoyennes. Tour d’horizon des arguments pour choisir de rouler avec une source d’énergie propre et disponible à la pompe, le bioéthanol

 

 1.Un carburant plus avantageux pour l’automobiliste

 

En abaissant le prix des carburants dans lesquels il est incorporé, le bioéthanol contribue à libérer du pouvoir d’achat pour les consommateurs. Ainsi, avec prix moyen de 0,89 cts d’euros à la pompe, l’utilisation de superéthanol E85 permet aux possesseurs de véhicules flexfuel de réaliser une économie de l’ordre de 20 euros sur chaque plein de 50 litres par rapport au SP95. Quant au SP95-E10, il permet à la quasi totalité des automobilistes roulant à l’essence d’économiser en moyenne 3 à 4 centimes d’euro au litre par rapport au SP95.

 

 

2. Un carburant propre et durable

 

Comme le confirme une étude publiée par l’Ademe en 2010 (1), l’utilisation de bioéthanol permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 % jusqu’à 70 % (selon la matière première utilisée : betterave, blé, maïs, canne à sucre) par rapport à l’essence.

 

Le bioéthanol français permet ainsi d’économiser 2,7 tonnes d’équivalent CO2 par tonne d’éthanol (2) : son utilisation dans les transports, et en premier lieu dans les voitures individuelles, représente un atout décisif dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour le respect des équilibres environnementaux de la planète.Son incorporation dans l’essence (SP95-E10 ou Superéthanol E85) permet de rouler avec une essence plus propre.

 

Par ailleurs, le bioéthanol produit en France répond aux critères de durabilité fixés par la Directive européenne sur les énergies renouvelables et contrôlés par un organisme de certification indépendant.

 

3. Un carburant qui bénéficie à l’économie nationale

 

Le bioéthanol favorise le développement d’une véritable filière agro-industrielle orientée « économie verte », synonyme d’investissements, de compétitivité et d’emplois. Premier producteur européen avec 28,3 % des volumes, la France produit 17,7 millions d’hectolitres d’alcool, dont 11,5 Mhl de bioéthanol (campagne 2012-2013). Le pays compte 6 sociétés disposant de 16 distilleries, dont 5 unités de nouvelle génération ayant fait l’objet d’importants investissements au cours des dernières années.

 

Fortement créatrice d’emplois dans les secteurs agricole et agro-industriel, la filière bioéthanol favorise les emplois ruraux sur des territoires où le tissu industriel est en général faible. Elle représente actuellement, en France, 5 000 emplois directs. Une étude démontre également que la production de bioéthanol est plus génératrice d’emplois que celle des carburants fossiles : 1 000 tonnes d’éthanol représentent entre 3 et 6 emplois, contre 0,01 emploi pour 1 000 tonnes d’essence (3).

 

4. Un carburant qui contribue à l’indépendance énergétique

 

L’impérative nécessité de diminuer la consommation d’énergies fossiles implique de mobiliser toutes les solutions alternatives. Aux côté d’autres énergies renouvelables telles que le solaire, l’éolien ou la géothermie, le bioéthanol apporte une contribution active à ce nouveau « bouquet énergétique » qui réduit la dépendance de la France au pétrole. À cet effet, la dimension stratégique du bioéthanol a été réaffirmée par le gouvernement, en juin 2014, à travers un objectif : atteindre 15 % d’énergies renouvelables dans les transports à l’horizon 2030.

 

Grâce à sa position de 1ère puissance agricole de l’Union européenne, la France a la possibilité de mobiliser d’importantes ressources agricoles afin de satisfaire la progression de ses besoins en énergies renouvelables. Cette capacité permet de réduire la vulnérabilité économique du pays face à la fluctuation du prix des énergies fossiles tout en sécurisant ses approvisionnements.

 

5. Une ressource agricole non concurrente des cultures alimentaires

 

Contrairement aux idées reçues, la production de bioéthanol en Europe ne s’effectue pas au détriment des ressources alimentaires issues de l’agriculture. Les surfaces agricoles dédiées à la production du bioéthanol nécessaire pour atteindre l’objectif national d’incorporation représentent à peine 3 % des surfaces de betteraves et céréales.

 

Par ailleurs, les cultures nécessaires à la production de ce biocarburant n’entraînent aucune transformation d’espaces naturels protégés (forêts, prairies, tourbière) et restent circonscrites à des surfaces dédiées depuis toujours à l’agriculture. En outre, l’équivalent de la surface des terres agricoles consacrées à la production de bioéthanol en France correspond aux surfaces rendues disponibles par la réduction de la production sucrière imposée, depuis 2007, au sein de l’Union européenne. En France, 800 000 ha autrefois destinés à la production de betteraves sucrières ont ainsi été libérés : cette surface est, à elle seule, suffisante pour cultiver l’intégralité des matières premières nécessaires à la production de bioéthanol dans l’UE.

 

6. Une étape vers les carburants de 2ème génération

 

C’est grâce au bioéthanol de première génération, produit en France à partir de betterave sucrière (sucre, mélasses…), de blé et de maïs (amidon, cellulose) qu’il est actuellement possible de travailler sur le développement d’une nouvelle génération de biocarburants dits de 2ème génération. Grâce aux recherches actuellement menées sur la biomasse, ces carburants de seconde génération pourront être produits à partir de la plante entière. En attendant une arrivée sur le marché envisagée pour 2015-2020, le bioéthanol de 1ère génération reste le seul carburant pour les moteurs essence qui soit à la fois d’origine renouvelable et immédiatement disponible.

 

  1. 1. Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Analyse portant sur la totalité du cycle de vie du bioéthanol, « du champ à la roue ».
    2. Source : Ademe.
    3. PriceWaterHouseCooper, 2003-2004.