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Les Français et le bioéthanol : de bons sondages convergents

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Sondage après sondage, les Français confirment leur soutien à la production de biocarburants par l’agriculture française. Ils manifestent leur volonté de rouler avec des carburants plus respectueux de l’environnement ou bien encore expriment leur souhait d’acquérir un véhicule Flex Fuel. Focus sur les principaux enseignements du dernier sondage IPSOS (novembre 2014) portant sur « la mobilité durable ».

 

Bref retour sur une année de sondages favorables aux biocarburants et au bioéthanol. Sondage Ipsos-octobre 2013 : 84 % des sondés se déclarent prêts à utiliser des carburants contenant du bioéthanol n’impliquant ni changement de véhicule, ni modification du moteur. Sondage Ifop-octobre 2014 : les Français soutiennent à 64 % le développement des biocarburants, les considérant à 77 % comme une alternative aux énergies fossiles. Novembre 2014 : les 4es Rencontres du Bioéthanol donnent l’occasion à la Collective du Bioéthanol de diffuser les résultats du dernier sondage Ipsos : 90 % des Français se déclarent prêts à utiliser un carburant moins polluant, 73 % sont favorables à ce que des carburants moins polluants soient moins taxés.

 

Le bioéthanol en phase avec les nouvelles attentes des Français

 

Au-delà des enjeux pour les biocarburants, ce sondage apporte aussi un éclairage sur la relation qu’entretiennent les Français avec le concept de « mobilité durable ». Ils restent inséparables de leur voiture qui représente pour eux un facteur de liberté (89 %). Ils l’utilisent plus souvent que les transports en commun (82 %). Malgré leur attachement, ils se déclarent prêts à faire des concessions afin de se déplacer de manière plus « durable ». Parmi les solutions envisagées, 90 % des sondés privilégient l’utilisation d’un carburant moins polluant, loin devant la voiture électrique (59 %), les transports en commun (54 %) ou la limitation des déplacements (52 %). Concernant les biocarburants, la notoriété du SP95-E10 continue de progresser : 63 % disent en voir « fréquemment ou parfois » (contre 31 % en 2013). Par ailleurs, le Superéthanol suscite un intérêt significatif, 31 % des personnes interrogées déclarant envisager l’achat d’un véhicule Flex Fuel. Ainsi, sondage après sondage, les Français montrent une meilleure connaissance des biocarburants et du bioéthanol. Ce qu’ils demandent aujourd’hui, ce sont que les carburants plus écologiques soient réellement soutenus par les pouvoirs publics. Car, plus que jamais, le bioéthanol est en phase avec les attentes sociétales et économiques des automobilistes et des Français en général.

 

Enfin, les signaux envoyés depuis plusieurs mois par le Gouvernement sur le diesel semblent avoir été entendus puisque  88 % des sondés estiment que les niveaux de taxes sur le gazole et sur l’essence vont continuer à se rapprocher. Cela se traduit déjà par une progression des ventes des véhicules essence de 14 % de janvier à octobre 2014 et par une baisse de 3 % pour les voitures diesel.

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Superéthanol E85 en Suisse : un essai à transformer

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La Suisse compte aujourd’hui une quarantaine de stations-service délivrant du Superéthanol E85. C’est en juillet 2006 que la première station suisse E85 a été inaugurée, à 25 km de Zurich. Les stations sont essentiellement situées dans la partie alémanique du pays, pour des raisons logistiques. Bilan d’étape.

 

C’est Agrola, filiale du groupe d’entreprises agricoles Fenaco, qui s’est chargée en 2006 de l’installation de la première station-service E85 à Winterthour, près de Zurich, aux côtés d’Alcosuisse (à l’époque) et du constructeur automobile suédois Saab. Un engagement marqué en faveur du bioéthanol, plus respectueux de l’environnement, qui se situait dans le prolongement direct de la signature par la Suisse du protocole de Kyoto. « La crise financière de 2008 et la crise de l’automobile qui a suivi ont quelque peu changé la donne », explique Stefan Feer, directeur d’Agrola. Néanmoins, on compte à ce jour 37 stations-service délivrant du Superéthanol E85. Le litre du Superéthanol E85 y est vendu autour de 1,45 Frs contre 1,70 Frs (*) pour le BF95, l’équivalent du SP95 français. Ces stations sont presque toutes situées en Suisse alémanique pour des raisons de logistique, le bioéthanol arrivant par les infrastructures fluviales situées à Bâle.

 

Mobiliser tous les acteurs pour poursuivre le développement

 

Le bioéthanol suisse provenait à l’origine de déchets de bois indigènes mais ne pouvait à lui seul couvrir la demande intérieure. Il arrive aujourd’hui essentiellement de Scandinavie, constitué des déchets cellulosiques des industries de pâte à papier. « Le développement de l’E85 dépend d’une meilleure disponibilité de l’éthanol et de l’adaptation des infrastructures qui permettrait de desservir un jour toute la Suisse », indique Stefan Feer. Pour passer la vitesse supérieure, il faudra, ici comme ailleurs, la mobilisation de toute la filière bioéthanol – privée et publique – et la pression des automobilistes suisses de plus en plus sensibles aux questions environnementales et à l’impact du réchauffement climatique. Le Conseil fédéral suisse vient d’ailleurs de définir le second volet de son plan d’action pour la période 2014-2019 portant précisément sur « l’adaptation aux changements climatiques ». Ce plan s’inscrit en pleine cohérence avec sa « Stratégie énergétique pour 2050 ». Elle prévoit, entre autres, la mise en avant de l’efficacité énergétique (transport et bâtiment), le recours aux énergies renouvelables (la biomasse en réponse à l’abandon progressif du nucléaire) ou encore le soutien à des véhicules plus économes.

 

(*) Soit de 1,20 €  contre 1,40 €/litre.

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