Afficher le menu Masquer le menu
Close
Newsletter Recherche

« Les Ateliers de la Terre » : penser et réussir la transition énergétique

17 novembre 2015

Les ateliers de la terre

Zoom

Le prix du carbone…

 

A quelques mois de COP 21, Le climat, à quel prix ? La négociation climatique, le dernier ouvrage en date de Christian de Perthuis, professeur d’économie à l’université de Paris-Dauphine et fondateur de la chaire « Économie du climat », et de Raphaël Trotignon, responsable de l’équipe de recherche « Prix et marchés du carbone », fournit toutes les clés pour mieux comprendre les enjeux de la coopération internationale face aux dérèglements climatiques et dans un contexte de nécessaire transition énergétique. les deux auteurs en appellent à un véritable changement de paradigme qui passe par la tarification du carbone. En effet, aujourd’hui, on accorde une valeur quasi nulle aux dommages climatiques résultant des rejets de CO2 dans l’atmosphère. La question du climat doit être inscrite au cœur des choix économiques et sociaux qui conditionnent l’avenir de nos sociétés. C’est bien là tout l’enjeu de la Conférence Climat organisée à Paris fin novembre 2015.

 

LienUtile En savoir plus

 

> Sur la place de l’agriculture dans la transition énergétique

> Sur les équilibres entre cultures énergétiques et ressources alimentaires

> Sur la enjeux de la Global Conference (juillet 2015)

> « Le capital vert » par Christian de Perthuis

> L’interview d’Eric Bazin à la Fondation AfricaFrance (juin 2015)

Cercle de réflexion international, les Ateliers de la Terre mettent en relation des acteurs issus de tous horizons autour des questions d’environnement et de développement durable. Ils ont récemment organisé deux événements riches d’enseignements dans la perspective de la « COP 21 », conférence des Nations Unies sur le climat qui s’ouvrira fin novembre à Paris.

 

Fondés en 2006 par deux journalistes, Éric Bazin et George J. Gendelmann, les Ateliers de la Terre sont reconnus comme l’un des cercles de réflexion de référence sur les questions touchant aux problématiques environnementales au sens large : agriculture, alimentation, transports, changement climatique, Investissements Socialement Responsables… Leur objectif est d’identifier puis de réunir régulièrement, autour de débats et de conférences, des acteurs de la société civile, experts, chercheurs et politiques afin de croiser les expériences de terrain et les réflexions plus prospectives.

 

L’association suit également de près le pilotage et la mise en place de programmes de développement « vertueux » dans les pays industrialisés et les pays émergents. Ils s’efforcent ainsi, à leur niveau, de diffuser un certain nombre de bonnes pratiques destinées à soutenir la transition vers des modèles de développement durables et responsables. Ainsi que le confiait récemment Éric Bazin, « le rôle des Ateliers de la Terre est d’accélérer les solutions, provoquer et consolider les passerelles entre les acteurs du changement. »

 

Agriculture et énergie durable

 

C’est dans cet esprit que les Ateliers de la Terre ont notamment organisé à Paris, au cours du premier semestre 2015, un débat consacré à « la place de l’agriculture dans la transition énergétique ». À l’heure où l’Union européenne entend développer le recours aux énergies d’origine agricole comme les biocarburants, la question se pose de leur place dans le mix énergétique et, plus généralement, au sein de la transition énergétique. Au sujet des biocarburants, Christine Lambert, première vice-présidente de la FNSEA, a d’emblée précisé « qu’il n’y avait pas de conflit d’usage entre énergie et alimentation. Seule 2,4 % de la surface agricole utilisée en France est dédiée aux biocarburants et aux énergies renouvelables. Il n’y a donc pas de risque de concurrence ».

 

Pour Hervé Guyomard, directeur scientifique Agriculture de l’INRA, « nous sommes face à une quadruple équation à gérer  simultanément : alimentaire, énergétique, environnementale et sociale. On souffre d’un défaut de quantification des usages des terres au niveau mondial. Il faut faire cet effort de connaissance des terres, de leur capacité à être utilisées, de leurs qualités (matières organiques, érosion, dégradation, moindres rendements…). Enfin, pour Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, une ONG à but environnemental, « il faudra apprendre à produire mieux avec moins d’énergie mais aussi réduire le gaspillage alimentaire ce qui permettra de réduire l’empreinte écologique de l’agriculture. »

 

Pour une « mise au vert » de l’économie

 

Par ailleurs, les Ateliers de la Terre ont organisé cet été la 10e « Global Conference » (6-8 juillet 2015, Chantilly). Sous la bannière, « Tous acteurs de la rupture », ces trois journées de débats et d’échanges se articulées autour de thématiques majeures : « Les ressources que nous exploitons », « Les modèles que nous construisons », « Le monde que nous façonnons ». Cette dixième édition s’inscrit dans la dynamique de COP 21, qui représente une étape clé pour l’ensemble des acteurs luttant contre le changement climatique.

 

Parmi les sujets évoqués à cette occasion, nous retiendrons le thème de la mobilité durable et le choix des modes de transports et de carburants favorables à l’environnement, la signature du nouveau livre de Christian de Perthuis intitulé « Le climat, à quel prix ? La négociation climatique » (voir ci-contre), déjà auteur en 2013 de l’ouvrage Capital Vert, ou encore la table ronde dédiée au thème « Énergie et production locale ».

 

Face à l’accélération des problématiques environnementales, ces échanges ont permis de faire émerger un certain nombre d’idées fortes comme l’abandon d’une dépendance totale aux énergies fossiles, la nécessité de productions agricoles novatrices dans le cadre d’une économie mondiale plus équilibrée, respectueuse de l’Homme et de son environnement, et intégrant la problématique démographique. Une vision de l’avenir énergétique au sein de laquelle les filières bioéthanol de première et seconde générations ont, pour l’ensemble des observateurs, toute leur place.