Créé en 1961, le Citepa est un organisme privé interprofessionnel qui collecte, traite, analyse et diffuse des données sur la pollution de l’air et le changement climatique. Il regroupe une centaine d’adhérents (industriels, producteurs d’énergie, constructeurs automobiles, bureaux d’études, laboratoires de mesure…). Son périmètre d’intervention se concentre, d’une part, sur l’analyse des sources d’émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre et, d’autre part, sur les moyens et les coûts pour réduire ces rejets. Sous l’égide du ministère de l’Environnement, le Citepa a été l’un des pionniers européens de la quantification des rejets dans l’air. Aujourd’hui, fort d’une notoriété nationale et internationale importante, ce centre d’expertise produit des rapports pour les instances internationales (Nations Unies, Commission européenne notamment) dans le cadre du Système National d’Inventaires d’Emissions et de Bilans dans l’Atmopshère. En quelque sorte, il « fabrique » et fournit les chiffres officiels de la France requis dans le cadre des différents protocoles (Kyoto par exemple). 7 % de rejets de C02 en moins dans les transports
« Ce que l’on constate aujourd’hui est une amélioration de la concentration des polluants et donc une amélioration de la qualité de l’air, en valeur absolue, tout en sachant parallèlement que les exigences en termes de standards environnementaux évoluent elles aussi. On observe une baisse des émissions, notamment des substances ayant un impact sur la santé, de 50 % en cinquante ans (plomb, dioxyde de soufre et monoxyde de carbone notamment). Cela est dû à divers facteurs parmi lesquels je citerai, à titre d’exemple et de façon non exhaustive, l’énergie nucléaire, les actions réglementaires avec l’arrêt des vieux ateliers polluants et le développement des carburants propres dont les biocarburants », précise Jean-Pierre Fontelle, Directeur général du Citepa. En considérant les seules émissions du territoire français, on observe que les biocarburants réduisent les émissions de CO2 par l’utilisation d’une énergie renouvelable contrairement à l’utilisation d’énergie fossile. « 7% de biocarburants dans les carburants, c’est, grosso modo, 7% de rejet de CO2 venant du transport routier en moins dans l’atmosphère, ce qui est loin d’être négligeable », ajoute Jean-Pierre Fontelle.
Date : 21/10/2011
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