Toujours plus de biocarburants dans les transports d'ici à 2050

 

"Les biocarburants pourraient couvrir 27 % des besoins mondiaux dans les transports d'ici à 2050 sans compromettre la sécurité alimentaire", indique l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son dernier rapport. Rappelons qu'en France, les surfaces consacrées au bioéthanol représentent moins de 1% de la surface agricole utile.


Dans son dernier rapport consacré aux transports, l'AIE estime que les biocarburants pourraient représenter 27 % des besoins mondiaux en carburants en 2050 contre 2 % aujourd'hui. "En passant de 55 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) aujourd'hui à 750 Mtep en 2050, la production de biocarburants contribuerait à réduire de 2,1 milliards de tonnes les émissions de CO2 du secteur du transport, qu'il soit routier, aérien ou maritime", estime l'AIE. Le rapport n'élude pas la question de la croissance de la population mondiale (plus 30 % d'ici à 2050) et, avec elle, celle des besoins alimentaires. Cela passera par une forte amélioration du rendement des biocarburants grâce, notamment, à l'utilisation des déchets et résidus de biomasse ainsi que par le recours à des cultures et des processus de production toujours plus efficaces.

Concilier sécurité alimentaire et biocarburants dans les transports

Pour aller dans ce sens, la France travaille à la production des biocarburants dits de seconde génération et, parallèlement, à la certification des biocarburants. D'ores et déjà, il faut savoir que les besoins de bioéthanol correspondant à la demande française pour 2020 sont couverts avec seulement 1 % de la totalité des terres utilisées par l’agriculture (surface agricole utile), sans concurrence avec les cultures dédiées à l’alimentation (En savoir plus).

 

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) est un organe autonome qui regroupe 28 pays membres (la plupart des membres de l'Union Européenne mais aussi la Corée, le Canada, le Japon, l'Australie, la Nouvelle Zélande et la Suisse). Fondée suite au premier choc pétrolier de 1974 afin d'assurer une réponse collective aux perturbations en approvisionnements de pétrole, l’AIE se concentre aujourd'hui sur quatre domaines : la sécurité énergétique, le développement économique, la sensibilisation à l’environnement et la concertation avec les pays non-membres, en particulier les principaux producteurs et consommateurs d’énergie, dans le but de trouver des solutions aux problèmes énergétiques et environnementaux.



Date : 02/05/2011