Energies renouvelables : des pistes pour l'après-Kyoto

energies renouvelables et gisements de croissance  

A mi-chemin entre le sommet de Copenhague et la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Cancun en novembre 2010, le Forum Enerpresse a permis, à son niveau, de faire un utile bilan d'étape.


Ce 3e Forum Enerpresse, organisé conjointement par l'Ademe et le groupe de presse "Le Moniteur", a souhaité faire le point sur les énergies renouvelables et les gisements de croissance qu’elles représentent.

Lors du dernier Forum Enerpresse des 10 et 11 juin derniers, Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, a rappelé, alors même que la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité était adoptée par les députés le 9 juin, que l’Union européenne était la première et la seule région du monde à s’être fixé des objectifs contraignants avec la règle des "3 x 20" : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % d’ici à 2020, réduire la consommation d’énergie de 20 %, porter la part des énergies renouvelables à 20 %.

 

"Les précédents moteurs de croissance ont été les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) et la mondialisation financière avec un volume des échanges qui équivaut à quinze fois la somme totale des PIB mondiaux", a-t-elle précisé. L’efficacité énergétique sera-t-elle le prochain relais de croissance ? Quelles mesures faudra-t-il adopter pour qu’elle s’impose comme un nouveau modèle de croissance ?

Quatre pistes ont d’ores identifiées par les experts français:

1. Changer de boussole. A côté du PIB, il faudra trouver d’autres indicateurs pour s’inscrire dans une croissance plus durable. C'est aussi ce vers quoi tendent les travaux de la Commission présidée par l'économiste Joseph Stiglitz et consacrés à la mesure de la performance économique et du progrès social.
2. Promouvoir l'incitation écologique. L’ensemble des émissions de CO2 - y compris les émissions diffuses (transport, bâtiment…) - sont concernées. Parallèlement, à l’échelle européenne, réfléchir à l'émergence d'une taxe carbone minimale à faire payer par tous les Etats membres, conjuguée à un système d’incitation (solaire, fonds chaleur…).
3. Amplifier la Recherche & Développement. Cela signifie notamment qu'à chaque euro investi dans le nucléaire, il faudra investir un euro dans les énergies renouvelables.
4. S’assurer que l’offre suive. Identifier et les filières vertes et s'engager résolument dans la future croissance verte. Un engagement que la filière bioéthanol ne peut que soutenir.

 

Des pistes parmi d'autres qui seront examinées par la communauté internationale lors du prochain sommet de Cancun au Mexique qui se tiendra du 29 novembre au 10 décembre 2010. De ce sommet sur le changement climatique devrait sortir le futur traité légalement contraignant qui prendra effet dès 2013, succédant ainsi au Protocole de Kyoto.



Date : 23/08/2010