Une étude menée par le cabinet Benckmark Group montre que, derrière les chiffres du marché français de l’automobile, se dessinent en fait une nouvelle approche plus rationnelle de l’automobile et un intérêt croissant pour les solutions alternatives dont le bioéthanol.
Soutenu par la prime à la casse, le bonus écologique, les primes constructeurs et l’apparition de nouveaux modèles plus attractifs, le marché de l’automobile aura connu en 2009 une progression des nouvelles immatriculations de +10 % par rapport à 2008 avec 2 270 000 véhicules, soit le meilleur résultat enregistré depuis 2001. Les constructeurs français ont été les premiers bénéficiaires de ce résultat. Renault (hors DACIA), Citroën et Peugeot occupent 54 % du marché en 2009 contre 52,8 % en 2008. Mais ces chiffres ne rendent pas compte d’une modification en profondeur du comportement des Français face à l’automobile, sous les effets conjugués de la crise économique et d’une prise de conscience environnementale. Ce que résumait l’éditorialiste du journal Les Echos, Philippe Escande, le 29 décembre dernier en titrant son analyse du secteur : « L’industrie automobile change de siècle ». De nouvelles attentes irréversiblesUne étude du cabinet indépendant Benchmark Group, menée en ligne au cours du mois de septembre 2009 auprès de 1 796 personnes*, fait apparaître de nouvelles tendances de fond. « Avec l’érosion du pouvoir d’achat, la crise a préparé les Français à aborder différemment l’automobile et cela va de pair avec la montée en puissance de solutions alternatives », explique Thierry Hamelin, directeur associé de Benchmark Group. Plutôt que de rupture, il préfère parler d’une évolution durable : « la voie est engagée, on ne fera pas marche arrière. » Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants : 75 % des Français interrogés veulent réduire le budget consacré à l’automobile et demandent des voitures moins gourmandes en carburant. 52 % disent moins utiliser leur véhicule pour des raisons diverses : le prix du carburant (35 %), les problèmes de stationnement (19 %), la pollution (15 %) et les encombrements (14 %). Ils manifestent parallèlement leur intérêt pour les solutions alternatives par rapport aux motorisations traditionnelles. Un intérêt marqué pour le bioéthanolPlus de la moitié des sondés se déclarent prêts à acheter une voiture hybride tout en soulevant le problème de la recharge du véhicule électrique. 23 % se disent intéressés par l’usage du bioéthanol. Une solution encore freinée, d’après les personnes interrogées, par un déficit de notoriété et par le manque de stations-service. Une étude dont les grandes lignes ne peuvent que conforter l’ensemble de la filière dans la poursuite et l’accélération du développement d’un carburant bioéthanol respectueux de l’environnement, moins cher que les carburants classiques et d’ores et déjà disponible dans environ 2 000 stations en France.
* L’échantillon a été redressé sur la base de la structure sociodémographique des ménages français possédant une voiture. En savoir +
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