Copenhague : un accord… pour la forme

 

Le Sommet de Copenhague, qui réunissait depuis le 7 décembre près de 200 pays, devait aboutir à la signature d’un nouveau protocole après celui de Kyoto et engager des mesures radicales et contraignantes pour lutter contre le réchauffement climatique.


Il s’est terminé samedi 19 décembre sur un simple accord, signé par vingt-huit pays industrialisés, très loin des ambitions initialement affichées.

 

La conférence de Copenhague s’est achevée sur un accord a minima qui entérine l’objectif de contenir le réchauffement de la planète en deçà de + 2°C. Il acte également que pays industrialisés et pays émergents devront communiquer par écrit avant fin janvier leurs objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2020. En revanche, on n’y retrouve pas l’engagement contraignant d’une baisse de 50 % des GES d’ici à 2050. L’accord prévoit toutefois un financement à court terme (30 milliards de dollars) et à moyen terme (100 milliards de dollars d’ici à 2020) pour permettre aux pays les plus exposés - états insulaires et pays du Sud notamment - de s’adapter aux conséquences du dérèglement climatique.

 

Au-delà de la légitime déception et de l’amertume partagées par tous les acteurs, ONG, scientifiques, politiques, simples citoyens, certains notent néanmoins que cet accord marque une étape puisqu’il est signé pour la première fois par les Etats-Unis et la Chine (absents du protocole de Kyoto), le Canada, l’Inde, la Russie et l’Union européenne, soit 28 pays qui représentent à eux seuls 90 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète.

 

Prochains rendez-vous à Bonn dans six mois puis à Mexico fin 2010 pour finaliser les traités et aboutir au texte qui prolongera Kyoto. Une session de rattrapage que certains sauront peut-être mettre à profit pour faire oublier la frilosité des engagements pris à Copenhague…

Date : 22/12/2009

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