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« Développer une filière éthanol puissante – concentrée sur la seconde génération de carburants – se révèle essentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », déclarait Steven Chu, chercheur et prix Nobel, en janvier dernier, alors qu’il venait de prendre ses fonctions au secrétariat à l’énergie. Où va aujourd’hui la filière américaine, ébranlée par le retournement des cours du pétrole en 2008 ? |
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• Pour certains, le 26 juin est à marquer d’une pierre verte : les Etats-Unis se sont engagés pour la première fois dans la lutte planétaire contre le réchauffement climatique. Parmi bien d’autres mesures, l’obligation pour les fournisseurs d’énergie de s’alimenter à 15 % au robinet renouvelable… • Les raffineries américaines consomment en ce moment 600 000 barils/jour de fuel éthanol mélangés à l'essence. Ce chiffre est à rapprocher des 8,8 millions de barils/jour d'essence consommés par les Etats-Unis. L'éthanol représente donc 7 % en volume de la consommation d'essence. • L’Administration Obama veut multiplier par quatre les productions américaines de biocarburants. Le Secrétaire à l'Agriculture, Tom Vilsack, a affirmé que le Président voulait que les biocarburants soient une « part intégrante de l'économie américaine ». Le 5 mai dernier dernier, Steven Chu, secrétaire à l’Energie, et le Biofuels Interagency Working Group ont donc décidé, en conformité avec l'Energy Independance and Security Act de 2007, que la production de biocarburants américaine serait portée à 36 milliards de gallons en 2022 soit 2,4 millions de barils/jour. • L’administration compte mettre en œuvre des critères de durabilité, comme le fait déjà l’UE, pour « rendre plus efficace l’éthanol à base de maïs », du champ à l’usine, notamment sur le plan de la consommation énergétique. • Fin mai, le département américain de l’Agriculture (Usda) confirme un autre objectif : le renforcement de la recherche. Sont cités les travaux d’un généticien, Stephen Moose, de l’université de l’Illinois, qui a développé, via un gène, des plants de maïs ayant un « très important potentiel de rendement de biomasse, grâce à un plus grand nombre de feuilles et à une tige plus large ». • La FAO (voir ci-dessous) rappelle que, à l'exception de la production d'éthanol au Brésil, la viabilité commerciale des biocarburants a été jusqu'à présent, et continue de rester, un défi majeur pour de nombreux secteurs dans le monde, USA compris. Les évolutions récentes ont montré qu'en dépit d’un fléchissement des prix des matières premières, qui s'est traduit par une diminution des coûts de production, et en dépit d’une baisse soutenue des prix du pétrole brut, les biocarburants ont du mal à rivaliser avec les combustibles fossiles. Il n'est donc pas surprenant que ce soient principalement des mesures de soutien public qui stimuleront les marchés de l'éthanol et du biodiesel au cours de la période 2009/2018. |