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« Les biocarburants de seconde génération sont déjà, en partie une réalité sur le plan technologique, explique Franck Lamy, chargé d’étude à Unigrains. Mais leur développement industriel, pour une production de masse économiquement rentable, nécessite encore des efforts de R&D et des investissements financiers conséquents. » Parmi les pistes explorées, la voie dite biochimique est privilégiée notamment par les partenaires du projet Futurol. |
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Cette voie* consiste à produire de l’éthanol à partir de la biomasse lignocellulosique, grâce à l’action successive d’enzymes et de micro-organismes. En effet, la lignocellulose, qui constitue les tiges, les troncs ou les branches des plantes, est une source de matière première plus abondante et plus diversifiée que pour la première génération. Autres avantages attendus, selon l’ONIGC : la « réduction des concurrences d’usage avec les filières alimentaires, l’amélioration des bilans énergétiques et environnementaux, ainsi que des rendements et des coûts de production plus faibles ». Pour en profiter, il est nécessaire de développer des enzymes à haut rendement – et à un coût compétitif. Mais, précise Franck Lamy, « les progrès de la production actuelle d’éthanol feront progresser la seconde génération, compte tenu de la similitude d’un certain nombre d’étapes dans le processus de fabrication ». Plus que par des “sauts” technologiques, le développement de la filière sera rythmé par des améliorations continues. En ligne de mire : l’échéance de 2020, fixée par l’Union européenne pour porter à 20 % de la consommation finale d’énergie de l’UE, la part des énergies renouvelables. * Autre grande piste, la voie thermochimique vise à obtenir des carburants liquides mélangeables au gazole, à partir de matières premières solides ou gazeuses. |